thermes allevard

Les Thermes d'Allevard

en Grésivaudan, entre Grenoble et Chambéry
Saison 2012 : du 19 mars au 3 novembre              Renseignements au 04 76 97 56 22
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Historique des thermes

Et l’eau thermale naquit d’un tremblement de terre…

Au cœur des Alpes, une source d’eau sulfureuse aux vertus thérapeutiques reconnues depuis 1836, apaise naturellement les douleurs de l’âge, les traumatismes et traite efficacement les troubles respiratoires.
En 1858 : la source d’Allevard est déclarée d’utilité publique par décret impérial.
Voici en quelques dates clés l’histoire du thermalisme à Allevard.

  • 1790
    C’est le samedi 2 janvier 1790, lors d’un tremblement de terre que la source thermale apparût aux allevardins. L’eau qui s’écoulait alors sur les berges du torrent "Le Bréda" était appelée "l’eau noire" par les habitants, certainement en raison du dépôt qu’elle laissait au contact de l’air.

    Plus tard, ce fut le Dr Dupasquier, médecin consultant de l’Hôtel-Dieu à Lyon qui sera à l’origine de la bonne fortune de l’eau d’Allevard. Il analyse l’eau et présente son rapport à la société de médecine de Lyon (1839).
  • 1837
    En 1837, Pierre Villiot, propriétaire d’un terrain sur les bords du Bréda, pratiqua une tranchée pour recueillir cette eau sulfureuse et commença à donner les premiers bains dans sa maison où il installa une petite chaudière pour réchauffer l’eau qui sortait à environ 16 degrés. Cette année-là, le Dr Chataing fit donner 1800 bains. Cette même année, MM Dorel et Rivoire, rachètent la propriété de la source pour réaliser un établissement thermal. C’est ensuite Camille Rocour, ancien notaire et membre du conseil municipal de Grenoble qui en fait l’acquisition et en assure le développement.
  • 1848
    En 1848, le Dr Bernard Niepce, nommé par Lamartine remplace le Dr Chataing.
    C’est lui qui découvrit le principe de l’inhalation froide, expérimentée pour la première fois à Allevard. En 1849, 249 curistes testent avec succès cette invention.
  • 1857
    La société des eaux thermales est constituée en 1857. Par décret impérial, la source d’Allevard est déclarée d’utilité publique en 1858. En 1860, Napoléon III, de passage à Grenoble, remet la croix de la Légion d’Honneur au Dr Niepce.
  • 1870
    La réputation des eaux d’Allevard se propage rapidement dans les salons médicaux. Après avoir soigné les rhumatismes et les maladies de peau, la station se spécialise dans le traitement des voies respiratoires. Un nouveau bâtiment contenant 7 salles d’inhalation est construit en 1870. Après les liaisons Goncelin-Allevard par voitures à 3 chevaux, c’est un tramway à vapeur qui relie au début du XX° siècle Allevard à Pontcharra.
  • 1880
    En 1880, la Compagnie Générale des Eaux Minérales et bains de mer est fondée. Elle rachète, un an plus tard, la propriété thermale à la famille Rocour.
    1200 curistes sont accueillis à la veille du premier conflit mondial.
  • 1930
    Au début des années 30, le thermalisme subit de plein fouet les aléas de la crise internationale. Sous peine de fermeture, le Président de l’établissement thermal sollicite du Maire, Albert Salvain, une subvention, la prise en charge de l’éclairage public du Parc Thermal, du Casino et le financement du jardinier. Des pourparlers s’engagent avec proposition d’achat ou de location par la Mairie. Tout est annulé avec une nette amélioration de la situation dès 1935 (près de 2000 curistes en 1938).
  • 1934
    En 1934, Jules Louis Chardon est élu à la présidence de la Compagnie et il le restera jusqu’en 1974.
    La réputation des eaux d’Allevard s’intensifie et l’accroissement du nombre des curistes est particulièrement sensible (plus de 3100 en 1947).
  • 1947
    La prise en charge des cures définie par les décrets de 1947 et 1950 pousse la société à mettre en construction un second établissement de cure, plus moderne, qui portera la capacité de la station à 2200 curistes/jour. Allevard est alors l’une des premières stations thermales françaises (7626 curistes en 1958).
    Depuis l’ouverture de la station, des hôtes célèbres sont venus prendre les eaux à Allevard : Les frères Lumière, Aristide Berges, Nadar, Colette, Gide, Georges Picot, Alphonse Daudet, Berlioz Massenet, Edouard Herriot ou encore la Reine Ranavalona III de Madagascar, le duc d’Aumale, le prince Ypsilanti, la comtesse Casselli…
  • 1961
    Avec l’achèvement d’un nouveau bâtiment (actuels Thermes Jules Louis Chardon), Allevard accueille 10000 curistes en 1964. La progression sera constante pour atteindre 11400 curistes en 1976.
  • 1990  Avec les années 90 arrive la crise du thermalisme. Le nombre de curistes diminue régulièrement. Malgré la construction de l’établissement de rhumatologie (Pierre Villiot) la tendance persiste.
    En 1996 Jean-Marie Chardon fait part à Philippe Langenieux-Villard, Maire de la commune, de son intention de cesser l’activité thermale. Une année de "tractation" plus tard, la municipalité acquiert 80% des actions de la société qui est propriétaire de trois établissements thermaux, une résidence, 1 hôtel, l’ancien casino.
  • 1998
    D’importants travaux de rénovation sont entrepris et la fréquentation remonte sensiblement.
    Aujourd’hui, l’activité thermale se diversifie et les nouveautés pleuvent depuis la saison 2002 : cure anti-tabac, école du dos, VitaliThermes, aquagym, sophrologie. Une gamme de produits de soins "Allevard" est en vente à la boutique des Thermes (en collaboration avec le laboratoire Valbaume).
  • 2008
    Deuxième cure de jouvence qui débouche sur un meilleur confort dans le parcours de soins et sur la mise en service de nouvelles installations. _ La palette des travaux engagés va du traitement acoustique de la piscine à la refonte générale de la décoration en passant par la création et l’aménagement de nouveaux soins (hammam, sauna japonais à infrarouges lointains, salle d’ionisation et de luminothérapie). Une telle opération n’a été possible qu’avec le soutien financier des actionnaires institutionnels de l’entreprise et en particulier celui des villes d’Allevard et de Saint-Pierre-d’Allevard. Un effort partagé pour la première fois par les communes voisines de la Chapelle du Bard et de la Ferrière qui entrent ainsi au capital des Thermes d’Allevard. Cette mobilisation sans précédent assure désormais la pérennité et le développement de l’entreprise.